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Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Libourne
Musée municipal contrôlé |
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 Joardens, Têtes de vieillard
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Libourne
42 place Abel Surchamp
BP 200
33505 Libourne
Tél : 05 57 55 33 44
Fax : 05 57 55 33 76
E-mail
Responsable: Marguerite Stahl, conservateur des musées de Libourne
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De Manfredi à Foujita
C’est le duc Decazes qui dota Libourne de son musée. La générosité du
puissant ministre de Louis XVIII se manifesta d’abord par des dons
personnels, en particulier deux petits panneaux du
XVIIe siècle de Jan van der Straert et une œuvre
moderne de P.N. Bergeret, L’Enfance de Montaigne.
Puis, en 1820, l’État fit un premier envoi de toiles anciennes (Bassano,
Lagrenée…) cependant qu’était donné à l’église Saint-Jean un
chef-d’œuvre de Manfredi, Jésus chassant les marchands du
temple, aujourd’hui exposé au musée. C’est également à cette
époque que fut attribué à Libourne le groupe de La France
éplorée devant le buste de Louis XV (modèle original de
Falconet présenté au Salon de 1747 et réalisé en marbre dix-sept ans
plus tard par Pajou et Dumont). Par la suite, la collection ne cessa de
s’enrichir par dépôts successifs de l’État en 1837 (C. Molenaert), 1872 (J.
Jordaens, Trois têtes de vieillards), 1877, 1880 (Éd.-L.
Dupain : Les Girondins Pétion et Buzot le soir du 30
Prairial), 1956 (J.L. Brown), 1965 (Foujita,
L’Amitié), etc.
De son côté, la ville procéda à des achats et bénéficia de dons et de legs
qui sont à l’origine des fonds représentatifs des artistes libournais, en
particulier le romantique Théophile Lacaze (1799-1846, don de la famille
d’Alibert) et surtout Princeteau (legs H. Brulle, 1937).
Les chevaux de Princeteau
La spécificité du musée de Libourne réside moins dans le fait de détenir
plusieurs peintures intéressantes que dans celui d’être en mesure de
présenter l’ensemble le plus représentatif d’œuvres de René Princeteau :
26 toiles, plus de 200 dessins et quelques sculptures. Issu d’une riche
famille libournaise, Princeteau (1843-1914) réussit, en dépit de son
infirmité (il était sourd-muet de naissance), une belle carrière de peintre
mondain dans la haute société parisienne. Il dut son succès à un
exceptionnel talent pour peindre les chevaux de courses. Cette passion le
lia avec Henri de Toulouse-Lautrec dont il fut l’ami et le premier maître,
toujours très admiré de son génial élève. Mais la collection de Libourne
montre que Princeteau ne fut pas seulement un éblouissant chroniqueur
des élégances hippiques Le Saut de la rivière). La
guerre de 1870 lui inspira des toiles tragiques (Patrouille de
uhlans surprise par des franc-tireurs) et, lorsqu’après 1883, il
revint s’installer sur son domaine du château Pontus, à Fronsac, il sut
traduire la vie rustique d’une façon à la fois poétique et vigoureuse
(L’Arrivée au pressoir, acquisition de 1992, avec la
participation du FRAM). La collection montre que Princeteau fut
également un bon portraitiste et un paysagiste sensible.
Le courant figuratif de la peinture du XXe siècle est
également
bien représenté (J.G. Domergue, Henry Moret, Kisling, François
Desnoyer, Yves Brayer, Edouard Pignon, Dufy, Foujita, etc.). Le musée
possède encore
des verreries du libournais Giboin et
l’intéressant ensemble ethnologique Pérès, acheté en 1889.
Le musée aujourd'hui
Le musée occupe toujours les locaux prévus pour lui dans l’hôtel de ville
de Libourne lorsque le vieil édifice gothique fut reconstruit au début du
XXe siècle en style néo-médiéval. Pour l’essentiel, il
dispose de deux vastes salles complétées par quelques annexes
(réserves, bureaux). Ces espaces ne permettent
de présenter qu’une sélection relativement restreinte d’œuvres. Le
musée dispose de la chapelle du Carmel, seul vestige d’un couvent
construit au début du XIIe siècle. Cette annexe sert
de cadre à une active politique d’expositions temporaires,
essentiellement consacrées à
l’art contemporain, faisant alterner rétrospectives
monographiques (Jean Dewasne, Christian Gardair, Jean-Marie
Poumeyrol, Victor Vasarely, Max Ernst, etc.) et présentations
thématiques (“La gravure en France de 1945 à nos jours”, “Les
céramiques de Picasso”, etc.). |
Robert Coustet
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BIBLIOGRAPHIE
SELECTIVE :
Coustet, Robert - Gentleman Princeteau. À travers les œuvres du musée des Beaux-Arts de Libourne - Festin (Le). Musées d'Aquitaine
- n°23-24 - Le Festin - 1997
Pauquet, G. - La Peinture figurative dans la première moitié du XX° siècle au musée de Libourne
- Libourne - 1984
Begouin, Bernard - Les Girondins et la peinture d'histoire
- Libourne - 1989
Bégouin, Bernard - Musée des Beaux-Arts de Libourne
- Libourne - 1987
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE
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